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On a vu que lors d’une prise de vue, on dispose d’un éventail de « couple diaphragme/vitesse » laissant passer une quantité de lumière identique. 

On peut se représenter le film comme un seau vide et la lumière comme de l’eau qui doit remplir ce seau. Pour que la photo soit exposée correctement, il faut que le seau soit complètement rempli d’eau (ni plus ni moins). 

Pour remplir ce seau on dispose d’un robinet (le diaphragme) qui peut être plus ou moins ouvert et d’une durée pendant laquelle on ouvre ce robinet. 

Si l’on ouvre un peu notre robinet il faudra attendre longtemps pour que le seau soit rempli (diaphragme fermé = vitesse lente). 

Inversement si le robinet est complètement ouvert notre seau sera rempli en très peu de temps (diaphragme ouvert = vitesse rapide) 

En photographie, cette relation est appelée « Loi de réciprocité ».
Cette loi stipule que si la vitesse est doublée, l’ouverture correspondante, devra pour bonne exposition du film, être diminuée de moitié et inversement.
 

Maintenant que l’on sait que l’on peut utiliser différents couples diaphragme/vitesse, il nous reste à voir ce qui change au niveau de la photographie elle-même. 

Si l’on photographie un sujet en mouvement : c’est la vitesse qui joue un rôle important. 

Avec un couple diaphragme/vitesse où la vitesse est rapide (1/250s ou 1/500s), le sujet sera figé sur la photo, comme stoppé au vol. 

Avec un couple diaphragme/vitesse où la vitesse est lente (1s ou 1/8s), le sujet laissera derrière lui une traînée plus ou moins importante. 

Si l’on photographie un sujet immobile : c’est le diaphragme qui joue le rôle principal. 

Avec un couple diaphragme/vitesse où le diaphragme est fermé (f16 ou f22), le sujet principal sera net et les éléments qui l’entourent aussi (grande profondeur de champ). 

Avec un couple diaphragme/vitesse où le diaphragme est ouvert (f2.8 ou f4), le sujet principal sera net et les éléments qui l’entourent seront flous (faible profondeur de champs).

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